Nicolas Kazadi, ministre des Finances, a, au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi en marge de la publication de l’accord entre le gouvernement et le Groupe Ventora de Dan Gertler, révélé les raisons du temps pris avant la publication de cet accord.
Nicolas Kazadi, qui a entamé son speech par un rappel historique des faits ayant conduit aux sanctions américaines contre Dan Gertler, a laissé entendre que ces sanctions en ont été pour beaucoup.
« Le maintien de ces sanctions, une fois qu’un accord a été trouvé, continuerait de rendre impossible la mise en exploitation de ces actifs, parce qu’aucune entreprise ne risquerait d’entrer en transaction avec les actifs sur lesquels il pèse encore des sanctions américaines », a-t-il argumenté.
Puis :
« Ceci explique que depuis février 2021, nous avons (pris) un long temps pour prendre en compte cette dimension des sanctions américaines dans le dénouement final de cet accord. C’est ce qui explique la durée entre le moment où cet accord a été signé et le moment de sa publication ».
Il a fallu attendre pratiquement dix mois avant que le gouvernement ne publie l’accord conclu le 9 février dernier avec le groupe Ventora de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler.
Et ce, en dépit de la pression exercée par des organisations de la société civile. Une délégation de ces organisations a été présente à la cérémonie de publication de cet accord, organisée ce jeudi au salon bleu de l’hôtel du gouvernement.
Laurent Omba