Chaque 16 juin est la date de célébration de la Journée de l’enfant africain. Cette date, qui rappelle le massacre des enfants à Soweto par le régime d’apartheid, a été l’occasion pour Charlie-Jephté Mingiedi, activiste des droits de l’homme, de lancer un plaidoyer en faveur de l’instauration d’une journée nationale pour les enfants de l’Est de la RDC.
« Cette journée servira à commémorer toutes les souffrances que les enfants de l’Est de la RDC ont enduré et continuent d’endurer depuis le commencement de la guerre injuste qui nous est imposée par nos voisins », a-t-il expliqué lors d’un bref entretien avec INFOS.CD
En République Démocratique du Congo, plusieurs enfants sont affectés par les conflits armés récurrents à l’Est du pays. Ils sont victimes de plusieurs abus dont les violences sexuelles, le recrutement forcé dans les groupes armés, etc.
Selon le dernier rapport des Nations Unies sur les enfants et le conflit armé en RDC couvrant la période d’avril 2020 à mars 2022, le pays enregistre le plus grand nombre de violations graves vérifiées dans le monde, estimé à 7.616.
Les principales violations graves vérifiées sont le recrutement et l’utilisation d’enfants (3 901), l’enlèvement (1548), le viol et les violences sexuelles (944), le meurtre et la mutilation d’enfants (929), les attaques sur les écoles et les hôpitaux (281).
Yvette Ditshima