Les assises du dialogue sur la migration pour l’Afrique australe (MIDSA) ont commencé mardi à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. Les échanges sur les stratégies et les politiques à mettre en place pour améliorer la gestion de la migration en Afrique australe sont au menu de cette rencontre qui réunit les délégations de différents pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Dans son discours, le représentant pays de l’Organisation internationale pour la migration (OIM) a plaidé pour la facilitation des mouvements des populations à travers le soutien et l’encadrement du commerce transfrontalier.
Pour sa part, le vice-premier ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, qui a lancé ces assises, a est revenu sur les actions menées par la RDC en vue d’une meilleure gouvernance de la migration et des migrants sur son territoire et dans ses frontières.
Il a notamment cité l’élaboration d’un plan d’assistance consulaire des Congolais de l’étranger en situation vulnérable, la participation des Congolais de l’étranger au vote dans cinq pays pilotes, l’amélioration de l’appui logistique, technique et financier du pays aux opérations de gestion avant, pendant et après les crises humanitaires et sécuritaires transfrontalières des populations touchées au niveau de ses frontières, surtout dans sa partie Est, l’examen et le vote du projet de loi sur la lutte contre la traite des personnes.
Pour Peter Kazadi, l’arsenal juridique et les structures étatiques dont dispose la RDC permettent de soutenir l’action gouvernementale pour la migration, et lui ont facilité de conclure des accords bilatéraux sur la gestion de ses frontières avec les pays limitrophes, lesquelles s’étendent dans la sous-région et ailleurs.
Ainsi, la RDC a adopté et ratifié plusieurs conventions régulant les questions de migration en Afrique et dans le monde en vue de lutter contre les crimes transfrontaliers.
Dieumerci Diaka