Plus de 15.000 cas de Mpox (anciennement Monkeypox) ont été rapportés depuis le début de l’année en RDC. Avec 17 pays africains et d’autres ailleurs déjà touchés, le Mpox a été déclaré urgence mondiale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les premières informations sur cette nouvelle variante de la variole de singe font état d’un nouveau mode transmission : par voie sexuelle. En RDC, les transmissions à travers les rapports sexuels sont en hausse, principalement dans l’Est du pays.
Jeudi au cours d’un briefing presse, le ministre de la Santé, Dr Roger Kamba, a révélé que ce nouveau mode de transmission a été beaucoup constaté chez les travailleurs de sexe.
« Il y a une forme de virus qui a changé un peu et qui se transmet par voie sexuelle. Cela change beaucoup parce qu’on a moins de signes. La première forme on a beaucoup de signes c’est spectaculaire, ça se voit et donc on peut éviter le contact. La forme sexuelle se manifeste essentiellement par des boutons toujours mais qui sont plus au niveau de la région sexuelle ce qui fait qu’on ne le voit pas », a-t-il expliqué.
En RDC, 548 morts du Mpox ont été recensés depuis janvier, soit un taux de létalité dépassant les 4%. Le gouvernement a annoncé une riposte structurée autour de trois axes : sensibilisation, prévention sanitaire et coordination. À ce jour, les 26 provinces ont été touchées, y compris la ville de Kinshasa qui compte 10 cas.
Yvette Ditshima