Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, Delly Sesanga, ancien député et membre influent de la plateforme Sursaut national, a critiqué les propos tenus par le président Félix Tshisekedi lors de son discours à Lubumbashi concernant la révision constitutionnelle.
Le chef de l’État a promis des poursuites judiciaires contre ceux qui, selon lui, «manipulent la population» sur ce sujet sensible. En réponse, Delly Sesanga a qualifié ces accusations de «prétexte fallacieux».
« La manipulation, c’est lorsque vous versez dans une interprétation iconoclaste de l’article 217 de la Constitution par un faux bruit, en faisant croire que cet article dispose et expose le Congo à céder les territoires à des États voisins », a déclaré Sesanga.
https://fb.watch/vUXZGQgnEl/?mibextid=cr9u03
Sesanga a également fustigé les propos du président, les qualifiant de mélange de « menaces » et de « mensonges ». Il a affirmé que ces tentatives ne dissuaderont pas les Congolais attachés à la défense de la République et de l’intérêt général.
« Les menaces, les mensonges ne feront reculer nullement le peuple congolais. Vous aurez face à vous tous les patriotes qui veulent aujourd’hui que le Congo devienne, à jamais, une République , un État au service de l’intérêt général », a-t-il insisté.
Delly Sesanga s’est exprimé en tant que porte-voix du Sursaut national, une plateforme regroupant des opposants à la révision constitutionnelle. Jeudi dernier, il avait été brièvement interpellé par la police lors d’une manifestation organisée par cette coalition.
Le Sursaut national critique le projet de révision constitutionnelle de Félix Tshisekedi, qu’il accuse de vouloir affaiblir les institutions démocratiques et concentrer le pouvoir au profit de l’exécutif. Cette opposition reflète un climat politique tendu, marqué par des manifestations et des appels à la mobilisation populaire pour défendre la Constitution actuelle.
Jevic Ebondo