Dans un message sur les réseaux, Denis Mukwege se montre critique vis-à-vis des processus de paix de Doha et de Washington.
« Ces accords offrent l’illusion d’avancées diplomatiques, mais ne modifient en rien la réalité de millions de Congolaises et de Congolais déracinés, affamés et privés de leurs droits les plus fondamentaux », lit-on dans ce document.
En outre, Mukwege insiste sur le fait que les accords de Washington et de Doha sont loin de restaurer la légalité internationale dans la région des Grands Lacs. Selon lui, ils sont le fruit d’intérêts étrangers motivés par des velléités géostratégiques.
« Aucun agenda politique, qu’il soit national ou géostratégique, ne peut primer sur le droit du peuple congolais à la sécurité, à la justice et à la souveraineté », a-t-il renchéri.

Pour Mukwege, « le retour de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo exige l’adoption de sanctions fortes de la communauté internationale afin de garantir le retrait des forces étrangères et le démantèlement des administrations parallèles illégitimes, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité ».
En outre, le prix Nobel de la paix a martelé également que « les conditions d’une sortie de crise juste et durable ne sont donc toujours pas réunies. Tant que les intérêts économiques et les accords miniers primeront sur les droits humains, la sécurité et la dignité du peuple congolais »
Fin juin, la RDC et le Rwanda, par l’entremise de leurs ministres des Affaires étrangères, ont signé un accord de paix à Washington. Conclu sous la médiation américaine, cet accord vise à instaurer une paix durable dans l’Est de la RDC et à renforcer la coopération sécuritaire entre Kinshasa et Kigali. D’autre part en novembre, à Doha au Qatar, le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23 ont signé un accord-cadre en vue d’un accord de paix final dans les jours à venir.
Jevic Ebondo






