Alors que l’entreprise de fintech PayServices a saisi la justice américaine contre l’État congolais et aussi des personnalités clés du pouvoir accusées de tentatives de corruption dans son contrat, le ministère du Portefeuille a réagi dans un communiqué parvenu à Infos.cd
« PayServices n’a jamais disposé de la qualité juridique d’établissement bancaire ».
C’est ainsi que le gouvernement congolais, à travers le ministère du Porteuille, se défend face à la résiliation de son contrat avec cette entreprise américaine de fintech. Cette dernière a saisi la justice américaine contre l’Etat congolais et réclame 4 milliards de dollars de dommages et intérêts pour la non exécution de son projet de numérisation des paiements de l’État congolais. Par ailleurs, PayServices accuse nommément des responsables congolais dont la ministre du Portefeuille Julie Mbamubi Shiku, le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde, le directeur de cabinet du président Nkinzo Kamole, le gouverneur de la Banque centrale André Wameso et le directeur général de la CADECO Mukeba Muntuba, des « pressions et des tentatives de corruption, d’avoir demandé de pot-de-vin de 5 millions d’euros.
Des accusations rejetées en bloc par le ministère du Portefeuille qui démontre que celles-ci ont « apparu après le refus de paiement, relèvent d’une stratégie de représailles visant à détourner l’attention de l’élément central du dossier : la fausse qualité bancaire revendiquée ».
En effet, selon le ministère du Portefeuille, il s’est avéré après vérifications administratives des services du ministère des Finances que PayServices n’était ni autorisée ni habilitée à recevoir ou gérer des fonds publics. Ce qui explique l’arrêt de toute suite administrative donnée au dossier.
Alors que PayServices indique avoir investi 72 millions de dollars, le ministère du Portefeuille dément. Pour ce dernier, aucun fonds n’a été transféré, aucune autorisation régulière n’a été délivrée et qu’en conséquence aucun préjudice financier ne peut être établi contre l’État.
« La République démocratique du Congo coopérera avec toute juridiction légalement compétente, mais ne cédera ni à la fraude, ni à l’intimidation ni à la désinformation et se réserve le droit d’exercer toutes voies de droit pour défendre la souveraineté financière et l’intégrité de ses institutions », conclut le communiqué.
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