La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a tiré la sonnette d’alarme sur des actes de vandalisme perpétrés contre le bâtiment abritant son antenne à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
Dans un communiqué rendu public mardi, la cellule de communication de la centrale électorale indique que les portes et fenêtres du bâtiment ont été volontairement détruites lors de cette attaque.
« Un pillage systématique a eu lieu, entraînant la perte considérable de matériels électoraux et logistiques essentiels au bon déroulement du processus électoral. Parmi les équipements disparus ou endommagés figurent des kits électoraux (dispositifs électroniques de vote, matériels d’identification et d’enrôlement des électeurs), du matériel informatique et bureautique, des groupes électrogènes, des panneaux solaires ainsi que des documents et fournitures électorales », précise la CENI.
Ces actes sont survenus dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par des violences attribuées aux éléments de l’AFC/M23 dans la région. Des attaques similaires ont déjà visé d’autres bureaux de la CENI à Bukavu, Goma et Rutshuru, illustrant la vulnérabilité croissante des installations électorales dans l’Est de la RDC.
La centrale électorale souligne que s’en prendre à son patrimoine revient à fragiliser gravement le processus démocratique, rappelant que de tels actes contredisent les discours qui prétendent lutter pour l’amélioration de la gouvernance politique.
Hugo Matadi






