Les travaux de la Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF) se sont ouverts mercredi à l’Université internationale de Berthe et Jean, dans la commune de Ntoum, à Libreville, autour du thème : « L’intelligence artificielle et son impact sur les médias ».
À l’ouverture de ces assises, le ministre gabonais de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a souligné les opportunités et les défis que représente l’intelligence artificielle pour la profession journalistique.
« L’intelligence artificielle offre des opportunités considérables. Elle permet d’améliorer l’accès à l’information, d’accélérer le traitement des données, de renforcer la diversité et de soutenir les combats pour la vérité. Mais elle pose aussi des défis majeurs : fiabilité de l’information, transparence des sources, protection des données et respect de la dignité humaine », a-t-il déclaré.
Pour lui, la CIPREF constitue un cadre de réflexion et de partage d’expériences entre professionnels des médias francophones.
« Cette conférence internationale est un espace de réflexion collective. Elle permet de partager des expériences, de confronter les pratiques et d’imaginer des idées pour construire une culture médiatique. Sur ce, je déclare officiellement ouverts les travaux de la Conférence internationale de la presse », a-t-il ajouté.

De son côté, Désiré Ename, président du comité d’organisation de la CIPREF, a rappelé que cette rencontre répond à une nécessité historique pour la presse francophone, confrontée à de profondes mutations de ses modèles économiques et professionnels.
« L’intelligence artificielle ne doit jamais remplacer la conscience journalistique. Elle doit rester un outil, jamais une boussole morale », a-t-il insisté, appelant à une intelligence collective fondée sur l’éthique, la responsabilité et la vérité.
Selon les organisateurs, ces travaux visent à formuler des recommandations concrètes pour aider les médias à s’adapter à l’ère numérique sans renoncer aux valeurs fondamentales du journalisme. Des panels et des échanges d’expériences sont prévus durant toute la conférence.
Des professionnels des médias venus de quinze pays d’Afrique, de la France et de la Roumanie prennent part à ces assises, prévues du 21 au 23 janvier. La République démocratique du Congo est représentée par une forte délégation d’au moins 22 journalistes.
Giscard Havril Mane, depuis Libreville






