Les journalistes et professionnels des médias de l’espace francophone, réunis à Libreville du 21 au 25 janvier 2026, ont décidé de rendre annuelle la Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF), à l’issue de sa première édition consacrée à l’impact de l’intelligence artificielle sur les médias.
Cette décision a été annoncée dans la « Déclaration de Libreville », lue à la clôture des travaux. Les participants justifient ce choix par l’engouement suscité par cette première rencontre, qui a réuni des journalistes venus de 25 pays francophones ainsi que d’autres régions du monde, notamment la France et la Roumanie.
Selon eux, l’évolution rapide des technologies numériques impose un nouveau dynamisme aux médias africains francophones. Ces transformations exigent des orientations nouvelles dans le traitement de l’information, tout en préservant une presse libre fondée sur des modèles économiques capables d’assurer la pérennité des entreprises de presse.
Les professionnels des médias ont également réaffirmé leur attachement à l’éthique et à la déontologie journalistiques, ainsi qu’aux principes universels de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et du droit à l’information.

Ils ont, par ailleurs, dressé un tableau des principaux défis auxquels est confrontée la profession, notamment les pressions politiques et économiques, l’insécurité des journalistes, le manque de ressources, les exigences d’adaptation technologique et la prolifération de la désinformation.
La déclaration finale précise que la CIPREF se tiendra désormais chaque année, avec l’organisation de journées scientifiques consacrées aux problématiques liées à l’écosystème médiatique mondial.
Enfin, les participants ont décidé de mettre en place un comité chargé de rédiger les textes fondamentaux de la CIPREF, afin d’en faire un cadre durable de réflexion, d’échanges et de collaboration au sein de la presse francophone.
Giscard Havril Mane, depuis Libreville






