Kai Peng Mining (KPM), société minière chinoise, est à nouveau pointé du doigt à Likasi, dans la province du Haut-Katanga.
Des sources locales de la société civile accusent cette entreprise basée sle long de la route de Kambove, de plusieurs maux dont l’exploitation illégale des carrés miniers et la pollution de l’environnement.
Des témoignages recueillis sur place indiquent que KPM exploiterait, en plus de ses propres sites, frauduleusement des concessions minières appartenant à la Gecamines, Boss Ming, Miringui, Kakanda ainsi que d’autres opérateurs étatiques et privés. Tout cela, sous la protection des éléments de la Garde républicaine supervisés par un commandant venu de Kinshasa.
« La Garde républicaine est censée assurer la protection de la plus haute autorité du pays, le chef de l’Etat. Voir cette unité de l’armée être sous traitée pour des sales besognes est profondément préoccupante », dénonce un membre de la société civile de Likasi.
Quant aux accusations de pollution environnementale, elles ne datent pas d’aujourd’hui. Depuis plusieurs années, KPM est accusé de jeter des substances dans des cours d’eau. La rivière Panda est particulièrement affecté par les activités de cette entreprise. Une situation qui met en danger la santé des milliers de riverains qui utilisent l’eau de cette rivière pour la consommation. Plusieurs plaintes auprès des autorités n’ont jamais abouti, alimentant des soupçons de corruption des dirigeants des provinces du Haut-Katanga et du Lualaba. En 2019, les habitants du quartier Kakontwe accusaient déjà la même entreprise de libérer des produits toxiques dans la rivière Mura et la source Kyantete, à Likasi.
La société civile invite l’inspection générale des mines, l’auditorat militaire et la présidence de la République d’engager des enquêtes sérieuses pour mettre fin aux actions « illicites » de KPM.
Nos efforts pour avoir la version du KPM n’ont pas abouti.
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