Le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua, a procédé à une vaste mise en place des secrétaires généraux de l’Administration publique. Au total, 69 hauts cadres ont été désignés pour occuper ces postes stratégiques au sein des ministères, institutions publiques et services de l’État.
Parmi ces nominations, seulement 11 femmes figurent sur la liste, soit environ 16 % de représentation féminine, un chiffre qui relance le débat sur la parité dans les sphères décisionnelles.
Les femmes promues héritent pourtant de portefeuilles sensibles, notamment la Fonction publique, le Budget, les Finances, l’Environnement et Développement durable, les Anciens combattants, les PME, la Formation professionnelle, le Genre, la Famille et l’Enfant, les Réformes institutionnelles ainsi que certaines juridictions et parquets.
Cette vague de nominations s’inscrit dans la dynamique de réformes structurelles visant la modernisation, l’efficacité et la transparence de l’administration congolaise. Elle est censée redynamiser l’appareil étatique et améliorer la gouvernance des services publics.
Cependant, la faible présence féminine aux postes clés continue d’interpeller, malgré les engagements politiques en faveur de l’égalité de genre. La RDC a ratifié plusieurs instruments internationaux et inscrit la parité dans sa Constitution, mais l’accès des femmes aux fonctions stratégiques reste un défi structurel.
Giscard Havril Mane






