Les avocats de Lisette Kabanga Tshibwabwa ont dénoncé, ce samedi à Kinshasa, ce qu’ils qualifient « d’une campagne de diffamation » visant leur cliente, accusée dans l’opinion d’être la « femme-orchestre » derrière certaines interpellations attribuées au Conseil national de cyberdéfense (CNC). Lors d’une conférence de presse, ils ont rejeté ces allégations et annoncé des poursuites judiciaires imminentes contre les auteurs et relais de ces accusations.
« Lisette Kabanga est fonctionnaire de l’État, elle accomplit ses devoirs dans le strict respect des lois de la République. Depuis un certain temps, elle fait l’objet d’un lynchage savamment orchestré par certaines organisations de la société civile et des officines politiques pour nuire à son honneur et à sa dignité », a déclaré Maitre Ciamba Ckiness, l’un de ses conseils devant la presse.
Selon ses avocats, cette campagne est amplifiée par certains médias et via les réseaux sociaux, où des informations non vérifiées circulent, associant à tort Lisette Kabanga à des arrestations de militaires, d’acteurs sociopolitiques et d’opposants.
Ils affirment que leur cliente dément formellement tous les faits qui lui sont imputés et entend saisir la justice. « Toute personne qui persistera à propager ces imputations, verbalement ou par voie numérique, s’exposera à des poursuites pénales et civiles », ont-ils prévenu.
Lisette Kabanga est haut cadre au sein du Conseil national de cyberdéfense, un service spécialisé créé par ordonnance présidentielle en 2023 et rattaché à la Présidence de la République. Le CNC est dirigé par Jean-Claude Bukasa et a pour mission principale la coordination des services liés à la cyberdéfense et au cyber-renseignement.
Dans un contexte marqué par la guerre d’agression dans l’Est de la RDC et la montée des enjeux sécuritaires, l’activisme du CNC attire l’attention de l’opinion. Mais pour la défense de Lisette Kabanga, « elle ne décide ni des arrestations ni des opérations sécuritaires », rappelant que ce service agit dans un cadre institutionnel précis.
Les avocats ont enfin évoqué plusieurs dispositions légales, notamment du Code pénal et du Code du numérique, qui répriment la diffamation et la propagation de fausses informations, appelant les médias à faire preuve de responsabilité.
Yvette Ditshima






