L’Angola a reçu mandat d’« initier des consultations avec toutes les parties congolaises intéressées en vue de créer les conditions pour la réalisation d’un dialogue inter-congolais », a annoncé la Présidence angolaise dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre tenue lundi à Luanda entre les présidents Félix Tshisekedi (RDC), Faure Gnassingbé (Togo), João Lourenço (Angola) et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.
Cette initiative régionale intervient dans un contexte politique tendu en République démocratique du Congo, marqué par la crise sécuritaire à l’Est et les divergences persistantes entre le pouvoir et une partie de l’opposition sur la forme et les acteurs du dialogue national.
À Kinshasa, lors de la cérémonie d’échange de vœux avec le corps diplomatique, le président Félix Tshisekedi s’est dit favorable à un dialogue inclusif, à condition qu’il se tienne sur le sol congolais et qu’il soit conduit par les institutions de la République. Une position qui n’a pas fait l’unanimité au sein de l’opposition.
Le parti L’ENVOL de Delly Sesanga a rejeté ce format, mettant en garde contre « des dialogues de circonstance utilisés comme des outils conjoncturels destinés à désamorcer des pressions internes ou externes, à renforcer un pouvoir sans volonté réelle de réforme ni remise en question des pratiques de gouvernance ».
De son côté, Martin Fayulu, qui a rencontré Félix Tshisekedi la semaine dernière à Washington à l’initiative des organisateurs du National Prayer Breakfast, a réaffirmé le rôle central que doivent jouer la CENCO et l’ECC dans tout processus de dialogue national. Selon son camp, ces deux confessions religieuses demeurent, à ses yeux, des acteurs crédibles pour faciliter un consensus politique.
Du côté du pouvoir, des voix reprochent au duo CENCO-ECC une certaine partialité dans le débat politique, ce qui alimente davantage les désaccords sur l’architecture du futur dialogue.
Jevic Ebondo






