Le président de l’Alliance pour le changement (A.Ch.), Jean-Marc Kabund-A-Kabund, a tenu un meeting populaire vendredi 24 avril devant le siège de son parti, dans la commune de Limete à Kinshasa, à l’occasion du 4e anniversaire de cette formation politique.
Face à ses militants, l’opposant a dressé un tableau sombre de la situation sécuritaire, politique et sociale en République démocratique du Congo, qualifiant le bilan du régime de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de « négatif sur tous les plans ».
Selon lui, le pouvoir en place est marqué par « le mensonge, la corruption, la mauvaise gouvernance et le détournement ».
« Ce régime est fondé sur le mensonge. Il a échoué. Il est totalement inconscient et insouciant des besoins de la population », a-t-il déclaré, citant notamment le dossier des fonds destinés aux victimes de la guerre de Kisangani comme illustration.
Poursuivant son intervention, Jean-Marc Kabund a dénoncé ce qu’il qualifie de violations des droits de l’homme, évoquant des exils forcés d’opposants, des arrestations arbitraires ainsi que la dégradation de la situation sécuritaire, tant dans l’Est du pays qu’à Kinshasa.
Il a notamment pointé la recrudescence du phénomène « Kuluna », les braquages à main armée et l’activisme présumé des « Forces du progrès », une structure liée à l’UDPS, qu’il accuse d’imposer sa loi.
« Il faut que nous nous débarrassions de ce pouvoir en 2028 », a-t-il lancé devant ses partisans.
Abordant la question d’un éventuel changement ou révision de la Constitution, l’opposant a exprimé une opposition catégorique.
« Il n’y aura ni changement ni révision de la Constitution. Je vous l’assure. Félix a intérêt de sortir par la grande porte », a-t-il affirmé.
Selon lui, le contexte actuel, marqué notamment par l’insécurité dans l’Est du pays, ne se prête pas à une telle initiative.
Face à la crise sécuritaire, Jean-Marc Kabund a réitéré son appel à un dialogue national inclusif, qu’il considère comme une voie incontournable pour restaurer la paix.
« Nous opposants ne sommes pas des ennemis de la République. Ce régime a failli à sa mission constitutionnelle. Nous exigeons le dialogue. Nous voulons mettre fin à cette guerre qui endeuille la population », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité d’organiser les élections en 2028 dans un climat apaisé.
Évoquant l’avenir politique du pays, Jean-Marc Kabund a affirmé que toute éventuelle transition en 2028 ne pourrait se faire sans une alternance au sommet de l’État.
« S’il y a transition en 2028, elle se fera sans Félix Tshisekedi », a-t-il soutenu, accusant le pouvoir de vouloir se maintenir en invoquant la guerre dans l’Est.
Sur le dossier des migrants expulsés des États-Unis et accueillis en RDC, l’opposant a dénoncé une décision qu’il juge « inacceptable ».
Il a également critiqué le projet lié au port de Lobito, estimant qu’il ne serait pas bénéfique pour le pays.
Dieumerci Diaka



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