Le mouvement socio-politique Alliance pour le Dialogue Inclusif et la Réconciliation (ADIR) accueille avec satisfaction la décision du chef de l’État à convoquer un dialogue national.
Voici la déclaration signée par son président national, Priss Mwabi :
« Chers compatriotes,
Nous avons suivi avec une attention soutenue la rencontre entre Son Excellence Monsieur le
Président de la République et les Responsables des Confessions Religieuses, ainsi que le
communiqué rendu public à l’issue de leurs échanges annonçant l’acceptation par le Chef de
l’État de convoquer un Dialogue inclusif.
À cet effet, nous félicitons l’ouverture d’esprit de Son Excellence Monsieur le Président de la
République ainsi que son engagement en faveur du processus de Dialogue inclusif, considéré
comme un schéma approprié pour la recherche de solutions internes aux problèmes internes de
la République Démocratique du Congo. Cette démarche traduit une volonté républicaine de
privilégier l’écoute, la concertation et le consensus national face aux nombreux défis auxquels
notre pays est confronté.
Nous estimons que cette décision constitue une victoire importante pour les membres de
l’Alliance pour le Dialogue Inclusif et la Réconciliation « ADIR », qui n’ont cessé de plaider en faveur d’un cadre de dialogue national sincère et constructif. Mais au-delà de l’ADIR, cette
avancée est avant tout une victoire pour l’ensemble du peuple congolais, y compris pour ceux
qui, hier encore, nourrissaient des réserves ou manifestaient leur opposition à l’idée d’un
Dialogue National Inclusif pour la Réconciliation.
En effet, lorsque l’intérêt supérieur de la Nation est placé au-dessus des divergences politiques,
aucun Congolais ne doit être considéré comme vainqueur ou vaincu. C’est la République qui
gagne.
Nous adressons nos sincères remerciements au Président de la République pour cette initiative
porteuse d’espoir et appelons toutes les forces vives de la Nation à l’accompagner dans cette
dynamique. Nous encourageons particulièrement les forces politiques de l’opposition à s’aligner
sur ce processus historique afin de contribuer, dans un esprit patriotique, à l’élaboration de
solutions durables aux défis qui se posent à notre pays.
L’heure n’est plus à la confrontation permanente ni aux postures de méfiance réciproque.
Elle est à la mobilisation collective autour d’un cadre de dialogue capable de renforcer la cohésion
nationale, de consolider la paix et de restaurer la confiance entre les institutions et les citoyens.
Toutefois, tout en saluant cette avancée majeure, nous jugeons utile d’exprimer certaines
préoccupations qui méritent une attention particulière afin de garantir la réussite du processus.
Premièrement, nous observons avec inquiétude la lenteur qui caractérise parfois les mécanismes
de prise de décision dans la conduite des grandes réformes nationales. Il importe que les
décisions relatives à la préparation du Dialogue inclusif soient prises avec diligence afin de ne pas
perdre l’élan créé par cette annonce.
Deuxièmement, le niveau d’appropriation et d’alignement de certaines composantes
gouvernementales et institutionnelles demeure un enjeu majeur. La réussite du processus exigera
une vision commune, une coordination efficace et un engagement clair de tous les acteurs
concernés.
Troisièmement, il apparaît indispensable de clarifier dès le départ les matières qui seront
soumises au dialogue. Les préoccupations liées à la sécurité nationale, à la paix dans l’Est du pays,
à la cohésion sociale, aux réformes institutionnelles, à la gouvernance, au développement économique, à la justice et au renforcement de la démocratie doivent occuper une place centrale dans les discussions.
Quatrièmement, la qualité, la représentativité et la crédibilité des participants constitueront un
facteur déterminant du succès de cette initiative. Le Dialogue inclusif devra rassembler toutes les
sensibilités significatives de la Nation afin de garantir une adhésion large à ses conclusions.
Cinquièmement, il sera nécessaire de mettre en place des mécanismes crédibles permettant
d’assurer le suivi et la mise en œuvre effective des recommandations qui découleront des assises,
afin d’éviter que les résolutions adoptées ne demeurent sans application.
Par ailleurs, l’Alliance pour le Dialogue Inclusif et la Réconciliation « ADIR » souhaite réaffirmer
sa disponibilité totale à accompagner ce processus grâce à l’expertise accumulée au fil de ses
réflexions, consultations et initiatives en faveur du dialogue national. L’ADIR dispose d’un capital
d’expériences, de compétences et de propositions susceptibles d’enrichir les travaux
préparatoires, la facilitation des échanges ainsi que l’identification des réformes structurantes
attendues par notre peuple.
À ce titre, nous souhaitons que cette expertise soit pleinement prise en considération dans la
conception et la mise en œuvre du Dialogue inclusif afin de contribuer à son efficacité et à son
succès.
Enfin, nous invitons tous les Congolais, quelles que soient leurs convictions politiques,
religieuses ou sociales, à soutenir cette démarche dans un esprit de responsabilité, de
patriotisme et d’unité nationale.
Nous demeurons convaincus que ce Dialogue inclusif peut constituer une étape décisive vers la
consolidation de la paix, le renforcement de la démocratie et la construction d’un avenir meilleur
pour notre pays.
Fait à Kinshasa, le 18 juillet 2026
Alliance pour le Dialogue Inclusif et la Réconciliation « ADIR »
Dr Priss MWABI TAMBWE «






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