Un atelier régional de formation sur la couverture médiatique des processus électoraux s’est clôturé vendredi à Brazzaville, après trois jours d’échanges entre professionnels des médias d’Afrique centrale.
Organisée par le Bureau du Haut‑Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme pour l’Afrique centrale, en collaboration avec le Conseil supérieur de la liberté de communication, l’UNESCO et le système des Nations Unies au Congo, la session de formation était placée sous le thème : « Couverture des processus électoraux selon une approche basée sur la promotion de la paix, des droits humains et du genre ».
Pendant trois jours, une quarantaine de journalistes venus de la République du Congo et de la République démocratique du Congo ont été formés aux principes fondamentaux d’une couverture médiatique responsable en période électorale.
Selon Kiven Fonyuy, Programmes officer au bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme pour l’Afrique centrale basé à Yaoundé, l’organisation de cet atelier intervient dans le contexte des élections présidentielles prévues les 12 et 15 mars 2026 en République du Congo.
« C’est dans le cadre des élections présidentielles qui se dérouleront le 12 et 15 mars 2026 en République du Congo. Bien que ce soit un peu tard, nous avons jugé nécessaire, de concert avec le Conseil supérieur de la liberté de communication, l’UNESCO et le système des Nations Unies au Congo, d’organiser cet atelier pour mieux outiller les journalistes à la couverture d’élections selon une approche fondée sur les droits de l’homme, la promotion de la paix et le respect du genre », a-t-il expliqué.
L’objectif était notamment de sensibiliser les professionnels des médias à la prévention des discours de haine, à la promotion de la cohésion sociale et à l’intégration de la dimension genre dans le traitement de l’information électorale.
À l’issue de la formation, les organisateurs disent attendre une application concrète des enseignements reçus par les participants dans leur pratique journalistique.
« Je suis convaincu que les participants qui ont passé ces trois jours avec nous sont rentrés avec quelque chose de différent. Ils feront un peu différemment leur travail sur le terrain », a ajouté Kiven Fonyuy.
Il a également insisté sur la responsabilité particulière des médias en période électorale. « Les périodes électorales sont des périodes sensibles et il faut prendre connaissance du fait qu’une information qu’on diffuse en période électorale a une sensibilité différente d’une information diffusée en temps normal », a-t-il souligné.
Yvette Ditshima






