A environ un mois des élections générales, le gouvernement congolais entend faire respecter l’inclusion avec la participation de toutes les couches sociales du pays, notamment les personnes avec handicap, à cet exercice démocratique.
C’est ce qu’a relevé mercredi par la ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Irène Esambo, invitée du briefing presse organisé par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Après avoir légiféré depuis 2022 en faveur de ces personnes vulnérables, protégées par l’article 49 de la Constitution, le gouvernement congolais espère cette fois-ci « rendre accessible toutes les informations liées au processus électoral » à cette catégorie des Congolais.
Dans cette quête d’inclusivité, la ministre Esambo s’est réjouie de la production par la CENI d’un glossaire en langue des signes qui permet « d’identifier tous les concepts en lien avec les élections et comment les expliquer en langue des signes ».
« J’en ai fait mon cheval de bataille et j’ai fait le plaidoyer à la CENI. La CENI travaille également à la traduction de la Loi électorale en écriture braille », a-t-elle fait savoir.
Soucieux de favoriser la participation des personnes avec handicap aux joutes électorales de décembre prochain, le gouvernement a proposé à la CENI de doter chaque centre de vote d’un « bureau spécifique pour les PVH avec toute l’accessibilité possible en termes d’interprètes de langues de signe et d’accessibilité pour les personnes avec handicap physique ».
Cette position, le gouvernement a dit l’avoir prise après avoir constaté que depuis 2006, la question d’accessibilité électorale des personnes avec handicap n’a pas toujours été au rendez-vous. Pour cette fois-ci, le gouvernement entend ouvrir le processus à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite.
Yvette Ditshima