A l’entame de son meeting ce mercredi à Buta, chef-lieu de la province du Bas-Uele, Félix Tshisekedi a fait preuve d’une grande élégance politique.
Il a exprimé sa désolation après le meurtre d’un cadre d’Ensemble pour la République, parti de son adversaire à la présidentielle, Moïse Katumbi, à la suite des échauffourées ayant émaillé la venue de ce dernier à Kindu, hier mardi.
Occasion pour le président Tshisekedi de lancer un message de non-violence, car, a-t-il soutenu, la « campagne électorale n’est pas synonyme d’animosité ».
« Nous sommes tous des frères Congolais. Nous devons nous aimer malgré la divergence de nos choix politiques. Nous sommes tous enfants d’une même mère : la RDC »
Voilà qui révèle la grandeur d’âme de celui qui a milité, à l’instar de son défunt père, Étienne Tshisekedi, pour la tolérance, la liberté d’expression, la non-violence, piliers de la démocratie.
Ces propos de Tshisekedi ravivent les souvenirs, aux cendres encore chaudes, de la minute de silence qu’il a eu à faire observer en mémoire de l’ancien ministre des Transports, Chérubin Okende, passé à l’opposition, lors d’un conseil des ministres.
Laurent Omba depuis Buta