Le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise a exprimé, ce vendredi en marge de la cérémonie de lancement de la campagne de sensibilisation à l’identification et à l’enrôlement des électeurs, ses inquiétudes sur l’aboutissement du processus électoral dans le délai constitutionnel.
Sans calendrier électoral, il est impossible, à en croire Jonas Tshiombela, d’évaluer le processus.
« Nous sommes en train de surveiller le processus avec beaucoup de prudence. Un bon arbre, on le reconnaît par ses fruits. Nous attendons voir le calendrier qui pourra nous faire déterminer qu’exactement on aura des élections dans le délai constitutionnel. A ce stade, nous continuons à croire à ce qu’il dit mais l’indicateur sérieux et précieux serait le calendrier. Mais le calendrier, chaque fois on le promet », a soutenu Jonas Tshiombela.
Et d’ajouter :
« Nous voulons voir le calendrier pour l’analyser aussi dans le délai conditionnel. Est-ce que les moyens sont disponibles ? Est-ce que les questions sécuritaires n’auront pas d’implication sur le calendrier ? Déjà, il (Denis Kadima, NDLR) est de bonne foi. Nous pouvons saluer sa bonne foi. Mais, ça ne suffit pas. On veut du concret. Nous sommes en train d’amorcer le dernier manœuvre pour affronter réellement les élections. Donc il faut que nous ayons tous les manœuvres en main. Il y a l’environnement sécurité, financier et même politique qui nécessite quand-même un consensus. Tous ces éléments mis ensemble, nous pouvons avoir un processus crédible et inclusif ».
Le président de la CENI a promis de publier le calendrier électoral avant la fin de l’année en cours.
Hugo Matadi