Deux jours après la publication du rapport final d’observation électorale des églises catholique et protestante, l’opposant Martin Fayulu a exigé la démission du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), dirigé par Denis Kadima.
Alors que la Mission d’observation électorale conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo et de l’Eglise du Christ au Congo (MOE CENCO-ECC) a appelé à la convocation des états généraux sur l’organisation des élections en RDC, Fayulu, arrivé 3e à la présidentielle de décembre 2023 selon les résultats officiels, estime que ce rapport « remet en cause l’intégrité et l’acceptation des résultats du simulacre d’élections du 20 au 27 décembre 2023 ».
Pour lui, les conclusions des observateurs catholiques et protestants entament également la légitimité des « soi-disant élus ». Désormais, il pousse pour la démission du « bureau actuel » de la CENI face à ce « rapport aussi accablant ».
De plus, Fayulu veut également voir tous les membres du bureau Kadima être traduits en justice afin de « justifier les 1,3 milliards de dollars du contribuable congolais dilapidés ».
Ce n’est pas la première fois que Kadima se retrouve sur la sellette de Fayulu. En 2021, le leader du parti politique ECIDÉ a été parmi les premiers à s’opposer à la nomination de Denis Kadima, qu’il a qualifié alors de « membre de l’UDPS ».
Djesany Sundi