C’est une grande question que beaucoup de Congolais se posent aujourd’hui. Du Haut-Katanga au Lualaba, le constat est préoccupant : plusieurs sites miniers artisanaux et semi-artisanaux sont dominés par des expatriés — Chinois, Indiens, Libanais, entre autres. Ce sont souvent eux qui tirent le plus grand profit de ce secteur stratégique, avec l’appui de certains Congolais occupant des postes clés au sein de la classe politique dirigeante.
Dans ce contexte, des noms sont régulièrement cités notamment celui de Padja Patric Patshany ainsi que celui de Thierry Tshisekedi, frère cadet du président de la République, Félix Tshisekedi. Pourtant, le Chef de l’État aurait pris plusieurs décisions à leur encontre, parmi lesquelles l’interdiction de toute présence dans les zones minières du Grand Katanga. Toutefois, selon certaines dénonciations, ces derniers continueraient d’y opérer de manière clandestine, bafouant ainsi les décisions de l’autorité suprême du pays.
Les deux précités, détenteurs du mandat du groupe ERG, préfèrent donc piller les mines en y introduisant les expatriés qui leur paient bien au détriment de leurs frères congolais qui croupissent dans la misère et pour les quelques rares Congolais qui tentent de tenir dans cette aventure artisanale ou semi industrielle, Les 2 amis les chassent en utilisant les éléments de la 22e Région militaires commis pour leur sécurité au Katanga, violant ainsi l’ordre du commandant suprême.
Des accusations font également état de pratiques défavorables aux travailleurs locaux : marginalisation, remplacement par des expatriés et conditions de travail difficiles pour les autochtones, parfois contraints de quitter des sites où ils devraient pourtant être prioritaires.
Cette situation soulève de sérieuses préoccupations quant à la gouvernance du secteur minier artisanal et semi-artisanal en République démocratique du Congo, ainsi qu’à la répartition équitable des richesses nationales. Elle met en lumière un déséquilibre profond entre l’exploitation des ressources et les retombées réelles pour les populations locales.
Face à cette réalité, un cri d’alarme est lancé en direction du Président de la République, garant de la nation, afin qu’il renforce les mesures visant à réguler le secteur minier artisanal et semi-artisanal, protéger les intérêts des Congolais et faire respecter les décisions prises au sommet de l’État en instruisant aux services de revoir le Mandat leur confier qui le sert de pillage et appauvrissement de leurs confrères aux profits de non autochtones.
Comment réagirait le commandant 22e région, co-auteur inconscient des crimes de ces princes miniers ?
Observons-le avant qu’on crie au secours a l’auditorat Général et au commandant suprême
Aujourd’hui, plus que jamais, un débat national s’impose sur la gestion des ressources minières artisanales et semi-artisanales en République démocratique du Congo. Les Congolais ont le droit de savoir, de comprendre et de bénéficier pleinement des richesses de leur sol et de leur sous-sol.
Le cri d’alarme est lancé. Reste à savoir s’il sera entendu.
Un dossier à suivre.
Tribune de CP






