Cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le constitutionnaliste André Mbata s’est défendu de ses précédentes déclarations en faveur de l’actuelle Constitution.
L’année dernière, lors d’une conférence à Kinshasa, André Mbata avait affirmé que l’actuelle Constitution publiée en février 2006 est la meilleure que le pays ait connu.
Une affirmation qui lui est rappelée alors que son parti s’est lancé dans une dynamique de changement de la loi fondamentale qu’elle jugée désuète.
Du haut de la tribune des travaux des états généraux de la justice, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale s’est défendu :
« J’ai dit que cette Constitution est la meilleure depuis l’indépendance, mais pas intouchable ».
Le débat sur la réforme constitutionnelle occupe l’espace politique congolais depuis la déclaration, le mois dernier à Kisangani, de Félix Tshisekedi qui avait indiqué que l’actuelle Constitution a été écrite à l’étranger et par des étrangers. Et qu’il faille que le pays se dote d’une loi fondamentale qui, selon lui, conforme à ses réalités. Il a promis à cet effet de mettre en place une commission interdisciplinaire l’année prochaine pour réfléchir autour d’une nouvelle Constitution.
L’opposition et une bonne partie de la société civile dénoncent une manœuvre du président, réélu en décembre dernier pour un second et dernier mandat, tendant à s’eterniser au pouvoir.
Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) lui déconseillent cette voie.
« On ne peut pas se permettre de changer la Constitution, qui implique l’organisation du référendum, au moment où il faut améliorer les conditions de l’enseignant, de l’infirmier et du policier. La Constitution que nous avons aujourd’hui est un pacte républicain qui a résolu un grand problème de sécurité dans notre pays. Donc il faut en tenir compte », a déclaré lundi Donatien N’shole lors des travaux des états généraux de la justice.
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