Ce lundi, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo procédera à l’examen et au vote de la motion de défiance contre Alexis Gisaro, ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITPR). L’initiative est portée par 58 députés nationaux.
Les députés signataires reprochent à Alexis Gisaro la dégradation avancée des infrastructures routières et publiques sous sa tutelle depuis sa nomination en 2021. Ces parlementaires dénoncent également le manque de résultats probants dans les grands projets initiés par son ministère.
Un rapport du Centre de recherches en finances publiques et développement local (CREFDL) a récemment mis en lumière des lacunes majeures dans la gestion des projets d’infrastructures. Le CREFDL a salué la motion et promis de surveiller son aboutissement tout en dénonçant « tout acte de corruption ou d’entrave porté contre cette motion de défiance ».
La motion a néanmoins suscité des tensions au sein de la classe politique. Des figures clés, notamment du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et de l’UDPS (aile Deo Bizibu), se sont désolidarisées de cette initiative.
Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, également issu de l’UDPS, a exprimé des réserves, suggérant que des questions politiques pourraient sous-tendre cette motion. Malgré ces divergences, les initiateurs espèrent obtenir une majorité pour pousser à la démission du ministre.
Alexis Gisaro est le premier membre du gouvernement dirigé par Judith Suminwa à faire face à une motion de défiance.
Dieumerci Diaka