Le secrétaire général du parti Envol de Delly Sesanga, Rodrigue Ramazani, salue l’ouverture du président Félix Tshisekedi à une médiation extérieure dans le cadre des consultations en vue d’un dialogue inclusif en RDC. Pour lui, ce revirement constitue à la fois une avancée politique majeure et un aveu implicite du chef de l’État.
Dans une déclaration parvenue ce mercredi à Infos.cd, Rodrigue Ramazani estime que l’acceptation d’une médiation extérieure marque une évolution importante dans la gestion de la crise politique et sécuritaire que traverse le pays.
« Après avoir voulu imposer ses conditions devant les ambassadeurs, le Président Tshisekedi accepte désormais que les consultations pour un dialogue inclusif soient menées par une médiation extérieure », écrit-il.
Pour le numéro deux d’Envol, ce changement de posture traduit la reconnaissance, par le chef de l’État, de ses limites dans la conduite du processus.
« C’est une évolution importante vers la solution à cette crise multiforme, mais aussi un aveu qu’il ne peut être à la fois le problème et l’arbitre », souligne Rodrigue Ramazani, y voyant une ouverture vers une paix durable en République démocratique du Congo et la stabilité de la sous-région.
Le secrétaire général d’Envol réaffirme, par ailleurs, la position de son parti en faveur d’un dialogue réellement inclusif, crédible et encadré par des tiers de confiance.
« Nous restons favorables à un dialogue inclusif, crédible et garanti par des tiers de confiance, seul cadre capable d’aboutir à une solution pacifique durable », a-t-il insisté.
Cette sortie de Rodrigue Ramazani intervient dans un contexte marqué par l’implication annoncée de l’Angola dans les consultations politiques congolaises, à la suite de la rencontre de Luanda entre plusieurs chefs d’État africains, dont Félix Tshisekedi.
Yvette Ditshima






