De nouvelles révélations dans l’affaire de construction des stations d’adduction d’eau en milieu rural. Pointé du doigt pour avoir autorisé le décaissement des fonds, le ministre Nicolas Kazadi a rejeté la responsabilité sur son prédécesseur, José Sele Yalaghuli et le gouvernement du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Au cours du briefing hebdomadaire du gouvernement, co-animé mercredi avec son collègue de la Communication, le ministre des Finances a reconnu un dossier « boutiqué » par le gouvernement Ilunkamba via le ministre du Développement rural de l’époque et qui « a passé toutes les étapes ».
« Juste au moment où nous sommes arrivés, le ministre actuel nous a ramenés le dossier pour le faire avancer », a révélé le ministre Kazadi, rappelant le contexte de 2021 avec le Covid-19 qui a fait de l’eau une denrée essentielle de la riposte.
En réponse et malgré la « bonne foi » de François Rubota, ministre du Développement rural, Kazadi a avoué avoir contesté le prix d’environ 400.000 dollars proposé pour l’unité qui « paraissait élevé ». Après une lecture rapide, Nicolas Kazadi a sollicité et obtenu une « baisse de prix implicite qui (allait) se traduire par l’augmentation du nombre de stations, passant de 1.000 à 1.340 ».
Alors que les services du Procureur général près la Cour de cassation a ouvert un dossier judiciaire, Nicolas Kazadi a rappelé avoir bloqué les paiements supplémentaires de ce marché suite à la non livraison du premier lot de stations.
L’argentier espère désormais voir le Procureur général « faire l’inventaire sur les stations de forages rendues au montant dé-caissé ».
Déjà, le Bureau technique de contrôle (BTC) a été chargé d’éclairer, au terme d’une mission au siège de l’entrepreneur, la religion du Procureur afin d’identifier les adresses des stations déjà construites mais aussi leur coût au cas par cas.
Yvette Ditshima