La dernière sortie médiatique du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati, est loin de réjouir les Forces politiques alliés de l’UDPS/Tshisekedi (FPAU).
Sans citer le président de l’AFDC, Elysé Bokumwana, coordonnateur général des FPAU et membre du presidium de l’Union sacrée s’indigne, dans un communiqué, de ce qu’il qualifie de » diversion entretenue autour d’un prétendu rejet de l’actualisation de la Constitution, au nom d’intérêts égoistes et personnels » et qui « dissimule en réalité une évidente fuite de responsabilites. »
» Certains sociétaires de l’Union Sacrée de la Nation demeurent anormalement silencieux sur des enjeux majeurs touchant a la fibre patriotique et à l’intérêt supérieur de la République (Goma tombé : silence radio !, Bukavu tombé : silence radio !, Uvira tombé : silence radio !, Uvira repris : silence radio !, accords de Washington signés : silence radio !, sanctions contre le Rwanda et ses plus hauts responsables : silence radio !) Quid ? « , s’interroge-t-il.
Pour Elysé Bokumwana, face à l’agression Rwandaise, « seule la reconquête de l’intégrité de notre territoire national devrait être l’essentiel des débats politiques de l’heure. »
Toutefois, ce cadre de la mégaplateforme présidentielle indique que les FPAU attendent « de pied ferme » la désignation d’une commission interdisciplinaire promis fin 2024 par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, pour débattre de la Constitution.
Répondant à une question d’un journaliste le 4 mars dernier à Kinshasa, Modeste Bahati Lukwebo a indiqué que la RDC n’avait pas un problème de textes mais d’hommes, laissant comprendre qu’il ne s’alignait pas dans la dynamique de changement de la Constitution tel que voulu par certains membres de l’Union sacrée.
» Les protestataires d’aujourd’hui sont pourtant, pour la plupart, ceux qui ont été les mieux servis par le régime, parfois même au détriment de compagnons plus loyaux et plus fidèles « , estime Elysé Bokumwana qui rappelle aux membres de l’Union sacrée le devoir de s’aligner » derrière les actions salvatrices » du Chef de l’État qui, ajoute-t-il, » à travers une diplomatie ferme et proactive, a su notamment obtenir, dans la perspective du retour de la paix, la signature d’un accord de paix avec le Rwanda, État agresseur sous la médiation américaine, la conclusion d’un partenariat stratégique, économique et sécuritaire avec les États-Unis d’Amérique, ainsi que, tout récemment, l’adoption de sanctions visant l’armée rwandaise et certains de ses plus hauts responsables. »
Ils doivent aussi, ajoute-t-il, refuser de prêter le flanc aux opportunistes et aux agitateurs qui, de tout temps, ont attendu les circonstances troubles pour se dérober à leurs responsabilités et tenter de se forger une nouvelle respectabilité politique; telle a été leur stratégie depuis des décennies. »
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