Le chef de l’Etat congolais a accusé son prédécesseur d’être derrière l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
« Joseph Kabila a carrément boycotté les élections et prépare une insurrection. L’AFC, c’est lui », a déclaré Félix Tshisekedi dans une interview accordée ce mardi depuis Bruxelles à Top Congo et le média en ligne Congo Indépendant.
Dirigé par Corneille Nangaa, l’AFC est une plateforme politico-militaire qui a été lancée en décembre dernier à Nairobi (Kenya). Parmi ses membres, la rébellion du M23 soutenue par l’armée rwandaise et qui contrôle des pans entiers de la province du Nord-Kivu depuis sa résurgence en décembre 2021.
Alors que l’ancien président reste aphone et est en dehors du pays depuis janvier pour, officiellement, poursuivre ses travaux scientifiques pour sa thèse de doctorant, il est sans cesse soupçonné par le pouvoir de préparer une insurrection.
En avril dernier, Eric Nkuba Shebandu, conseiller politique et stratégique de Corneille Nangaa, arrêté trois mois plutôt à Dar-es-salam avant d’être transféré à Kinshasa, avait cité Joseph Kabila parmi les soutiens internes de l’AFC. Des accusations rejetées par le Front commun pour le Congo (FCC), la famille politique de l’ancien président.
Alors qu’aucune suite n’a été donnée à ces accusations, Félix Tshisekedi vient-il relancer ce dossier au moment où Eric Nkuba Shebandu comparaît devant la justice militaire pour notamment crimes de guerre et participation mouvement insurrectionnel ? Eric Nkuba risque la peine de mort, selon le réquisitoire du ministère public. Il n’est pas seul. Au total, une vingtaine de Congolais dont Corneille Nangaa qui ont rejoint la rébellion sont aussi jugés dans le même lot, bien que la grande majorité n’est pas aux arrêts, mais dans des zones occupées par la rébellion..
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