Le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a affirmé, lors de l’ouverture du 2ᵉ Congrès extraordinaire de l’Union Sacrée de la Nation ce samedi, qu’aucun dialogue politique ne se tiendra sans son initiative.
Tout en rappelant que son combat et celui de son parti politique reposent depuis plusieurs décennies sur le principe du dialogue, le président congolais a insisté sur le fait que « ce dialogue se tiendra avec des Congolais non inféodés aux pays voisins ».
Ces déclarations interviennent alors que Kinshasa a rejeté l’initiative du président Thabo Mbeki qui compte réunir tous les acteurs phares de la vie politique en Afrique du Sud début septembre pour des discussions informelles.
Félix Tshisekedi a clairement exprimé son désintérêt pour un dialogue imposé de l’étranger.
Cependant, le président a été clair sur les modalités de ce dialogue : il devra se tenir exclusivement sur le sol congolais.
Par ailleurs, le chef de l’État a lancé un appel vibrant à la paix. Il a exhorté les Congolais à ne pas « recourir aux armes ». Il a mis en évidence l’impact dévastateur des conflits sur le développement du pays.
Cephas Kabamba