Plus de 15 personnes ont été tuées dans la nuit du vendredi à ce samedi par l’armée rwandaise et les rebelles du M23/AFC à Kanzana, dans le groupement de Rusayu, territoire de Nyiragongo, à la limite de la ville de Goma. Ce bilan reste provisoire, selon les sources locales.
La société civile de Nyiragongo, qui confirme l’information, dénonce également les menaces dont sont victimes certains de ses membres et leurs familles.
Selon cette structure citoyenne, plus de 20 personnes ont été tuées depuis le début de la semaine, en plus de nombreuses disparitions signalées.
Pour Aimée Mukanda, membre de la société civile du Nord-Kivu et notable de Rutshuru, ce carnage s’inscrit dans une série de massacres enregistrés dans la région.
« Ce n’est pas le premier carnage dans ce coin du pays. Depuis l’occupation de Goma par les militaires rwandais et les rebelles du M23/AFC, il y a des morts presque chaque jour. D’ailleurs, nous allons bientôt publier la liste des personnes disparues », explique-t-il.
Il invite les autorités à consulter les personnes disposant d’informations fiables sur la situation sécuritaire pour espérer un retour durable à la paix.
« Alors que le VPM de l’Intérieur est allé à Beni et Butembo pour évaluer la situation et installer le nouveau gouverneur, il n’a pas consulté ceux qui, comme nous, ont une connaissance réelle de l’insécurité actuelle », déplore-t-il.
Depuis l’occupation de Goma, plus de dix mille morts ont été enregistrés. Une situation qui alimente le sentiment d’abandon et de complot international au sein de la population.
Hugo Matadi