Au lendemain des sanctions du département du Trésor américain, à travers l’Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), contre les Forces de défense rwandaises (RDF) et quatre de leurs hauts responsables, le prix Nobel de la paix Denis Mukwege est monté au créneau pour saluer cette mesure.
« Nous aspirons à ce que la décision de Washington contribue à une modification du rapport de forces sur le terrain », a-t-il déclaré.
Au-delà de ces sanctions, Mukwege estime que ces sanctions du Trésor américain sont nécessaires mais non suffisantes. Dans ce volet, cet ancien candidat à la présidentielle de 2023 en appelle à « l’Union européenne et à d’autres États européens, comme la France ou la Pologne, à suspendre sans plus tarder leur coopération sécuritaire et militaire et à geler l’aide budgétaire directe au Rwanda ».
Pour Mukwege, « la communauté des États ne peut continuer à laisser le régime criminel de Kigali défier le droit international sans réaction sérieuse et doit mobiliser une volonté politique forte en utilisant tous les leviers disponibles, y compris en visant les plus hauts responsables, pour favoriser une sortie de crise durable et mettre fin à la catastrophe sécuritaire et humanitaire que traverse la population congolaise depuis des décennies ».
Parmi les militaires rwandais sanctionnés par les États-Unis figurent Vincent Nyakarundi, chef de l’armée de terre rwandaise ; le général Ruki Karusisi, commandant de la 5e division d’infanterie des RDF. Il était auparavant commandant des forces d’opérations spéciales et supervisait les opérations militaires en soutien au M23. Mubarakh Muganga, le chef d’état-major des RDF, est également sanctionné pour son rôle clé dans la planification des opérations et le commandement des forces des RDF dans l’est de la RDC. Stanislas Gashugi, commandant des forces d’opérations spéciales des RDF depuis le 15 mars 2025, est aussi sur la liste.
Jevic Ebondo






