Le Vice Premier-ministre chargé des Transports et Voies de communication l’affirme et l’assume : il ne peut répondre à une question orale avec débat à l’Assemblée nationale.
Des embouteillages paralysent Kinshasa depuis des mois, des naufrages ne cessent d’être déplorés dans les lacs, rivières et fleuve Congo, la société nationale d’aviation ne sort toujours pas du coma, sans parler des difficultés de l’Office national des transports (ONATRA) ou encore de Transco (Transport du Congo)… Autant de proccupations qui concernent le secteur des transports qui mériteraient sûrement des réponses devant les representants du peuple.
Mais, non ! Jean-Pierre Bemba n’est pas prêt, sous aucun prétexte, à venir s’expliquer dans une question orale avec débat. C’est ce que lui-même affirme mercredi sur Top Congo.
« Je préfère les questions écrites. Il faudrait qu’on puisse avoir un certain respect. Pas traiter certains comme ils sont traités. Je sais de quoi je parle. Laissons les choses se faire calmement de manière paisible. Il ne faut pas soulever le pugilat », affirme l’ancien vice-président.
Nommé à ce portefeuille dans le gouvernement de Judith Suminwa, Bemba est l’un des rares ministres qui communiquent rarement, malgré le caractère social de son portefeuille.
Une attitude d’un « super-ministre » qui n’a de compte à rendre à personne, critiquent plusieurs personnes au sein de l’opinion.
C’est sûr qu’il n’avait pas apprécié l’intervention, le mois dernier lors de la défense, par la Première ministre Judith Suminwa, du projet de budget 2025. Ce jour-là, Jean-Pierre Bemba ne pouvait pas éviter l’hémicycle, comme tous les membres du gouvernement. Et le député Eliezer Ntambwe ne l’avait pas loupé : il lui avait demandé d’expliquer comment il pouvait promettre l’acquisition de 60 avions en 2025.
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