Le président du parti politique ENVOL, Delly Sesanga, a été libéré ce jeudi après plusieurs heures de détention au commissariat du district de la Funa, à Kinshasa. Cette arrestation, survenue lors de la manifestation du « Sursaut National » contre la révision de la Constitution, a suscité des réactions vives de la part de leaders politiques et d’acteurs de la société civile.
Moïse Katumbi, leader du parti Ensemble pour la République, a dénoncé sur X une « dérive totalitaire alarmante » du pouvoir, ajoutant que « persécuter les opposants pour modifier la Constitution afin de conserver le pouvoir est une erreur tragique qui caractérise toutes les dictatures ».
La défense de notre Constitution est désormais criminalisée ! L’arrestation de @DSESANGA constitue une étape supplémentaire alarmante dans la dérive totalitaire du pouvoir.
J’exprime ma plus vive indignation et j'appelle Félix Tshisekedi à retrouver le bon sens et à libérer le…
— Moise Katumbi (@moise_katumbi) November 14, 2024
Fred Bauma, directeur exécutif de l’institut Ebuteli, a également critiqué cette arrestation, la qualifiant d’acte antidémocratique.
« Réprimer les opinions divergentes alors que le chef de l’État amplifie sa campagne contre la Constitution est antidémocratique », a-t-il affirmé.
Je dénonce fermement l’arrestation de @DSESANGA, @tokwauluaena2 et d’autres personnes pendant une séance de sensibilisation contre le changement de constitution. Museler l opinions divergentes alors que @FelixUdps amplifie sa campagne contre la constitution est antidémocratique https://t.co/hE332au3Kz
— Fred Bauma (@fredbauma90) November 14, 2024
Delly Sesanga et quelques manifestants avaient été interpellés alors qu’ils distribuaient des tracts appelant à protéger la Constitution dans le cadre de la campagne « Ne touche pas à ma Constitution ».
Jevic Ebondo (stagiaire)