Le gouvernement congolais envisage de délocaliser le jardin zoologique « vers un grand espace, où des animaux ne seront confinés ». C’est ce qu’a indiqué lundi le ministre national du Tourisme, Didier M’pambia, au cours d’un briefing de presse co-animé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Cette perspective de transformation est motivée non seulement par l’état de délabrement dudit jardin zoologique, mais aussi par son étendue jugée moins vaste.
« C’est vrai qu’il est dans un état assez délabré, mais nous avons un partenariat entre l’ICCN [Institut congolais pour la conservation de la nature) qui est le gestionnaire du site, et des partenaires égyptiens, qui vont incessamment démarrer et permettre de restaurer ce zoo là. (..) L’espace actuel, limité à 7 hectares, ne permet pas d’accueillir un zoo conforme aux standards internationaux », a-t-il déclaré.
Le ministre a évoqué l’idée de transformer le site en un espace spécialisé, tel qu’un reptilarium ou un habitat pour oiseaux en cage.
Pour ce faire, des discussions sont en cours pour une délocalisation vers le site de laN’sele qui, autrefois avait organisé un jardin zoologique plus spacieux. « À N’sele, il y a plus d’espace pour faire des cages où l’on peut avoir des animaux. On ne peut plus aujourd’hui mettre un lion dans un espace confiné ».
Cependant, la réalisation de cette démarche implique plusieurs ministères, notamment ceux la Défense et de l’Environnement, la collaboration avec les acteurs de la conservation, particulièrement le Corps pour la protection des parcs nationaux (PPN).
Crée en 1938, l’actuel jardin zoologique de Kinshasa est devenu l’ombre de lui-même faute d’entretien.
Giscard Havril Mane