Des manifestants de l’opposition et de la société civile, estimé à une centaine, se sont réunis ce mercredi devant le Palais de Justice pour exiger la libération des prisonniers politiques. Parmi eux, des représentants de partis politiques de l’opposition et des acteurs engagés de la société civile.
Le sit-in a été organisé par le Cadre de concertation des forces politiques et sociales.
Face à un imposant dispositif sécuritaire, les manifestants ont su garder leur calme et la situation n’a pas dégénéré. Autre chose dans cette manifestation, c’est l’absence remarquée de grandes figures de l’opposition telles que Martin Fayulu. Ce rassemblement s’est clôturé par la remise d’un mémorandum des mains du ministre de la Justice, Constant Mutamba.
Le gouvernement accusé de réinstaurer la dictature
Dans ce mémo adressée à la Première ministre Judith Tuluka, les manifestants le gouvernement pour son « apparente réinstauration de la dictature ».
« Nous avons le regret de constater que le gouvernement que vous dirigez a décidé, depuis son avènement, à l’instar de votre prédécesseur, de réinstaurer la dictature en RDC en violant systématiquement les principes républicains inscrits dans la Constitution », a-t-on lu dans ce document.
Pour Dieudonné Bolengete, Claudel Lubaya, Jacques Issongo, Christian Bolanga … tous signataires de ce document, le gouvernement « semble avoir levé l’option de museler toutes les voix dissidentes et d’étouffer tout élan démocratique en procédant aux enlèvements, arrestations et détentions arbitraires des opposants politiques, des activistes de la société civile ainsi que des citoyens »
Par conséquent, ils ont dressé une liste des personnes qu’ils estiment être injustement détenues : Seth Kikuni, Jean-Marc Kabund, Mike Mukebayi, Daniel Safu et Mwamisyo Ndugu King…
Aussi, ont-ils dénoncé « la politisation du système judiciaire et son instrumentalisation par le pouvoir du président Tshisekedi pour réprimer l’opposition et les voix critiques ». De même, ils ont
exigé une enquête suite aux « dénonciations relatives aux violences sexuelles et tortures dans les lieux de détention ». Le cas de Jacky Ndala, Fred Bauma, Joseph Ilunga Miba, et Roger Lubambula dans les locaux de l’ANR et de la DEMIAP.
Jevic Ebondo (stagiaire)