Lors d’un briefing conjoint mercredi avec le ministre de la Communication et des Médias, Marc Ekila, ministre de la Formation professionnelle, a dressé un tableau préoccupant sur la situation des centres de formation en RDC. Il a signalé que de nombreux centres existants ne répondent pas aux critères de viabilité.
« Depuis notre accession à ce ministère, le premier constat est que la plupart des centres de formation qui existent ne remplissent pas les critères de viabilités », a-t-il déploré.
Pour remédier à cette « insuffisance de qualité » , il a annoncé que les centres de formation professionnelle appartenant aux entreprises publiques de l’État vont collaborer désormais directement avec le ministère. Cette décision vise à aligner la formation avec les besoins réels du marché de l’emploi.
Un autre problème soulevé par Marc Ekila est le « non-respect » des normes pour l’agrément des centres. Pour garantir un meilleur contrôle, une commission d’agrément a été mise en place afin d’éviter toute « complaisance».
Selon le ministre, la formation professionnelle est un levier clé pour le développement du capital humain et doit donc être rigoureusement encadrée.
Parmi les initiatives présentées, il y a la « validation des acquis de l’expérience », une filière permettant aux personnes ayant appris un métier de manière informelle (par un parent ou un proche) de voir leurs compétences officiellement reconnues. Ces apprenants seront formés dans des centres agréés pour obtenir un titre professionnel.
Le ministre a également souligné l’importance de la reconversion professionnelle, un domaine qui fait actuellement défaut en RDC. Il souhaite introduire cette politique afin de libérer des postes dans l’administration publique et permettre aux jeunes de bénéficier d’opportunités dans ce secteur, au-delà de la formation professionnelle. Il a souligné que la reconversion est cruciale pour équilibrer le marché du travail et offrir de nouvelles perspectives aux jeunes congolais.
Yvette Ditshima