Dans une interview exclusive accordée à Jeune Afrique, le leader du parti politique Ensemble pour la République est revenu sur l’affaire de la construction d’un aérodrome à Mulonde, dans le Haut-Katanga, destiné, selon lui, à desservir la région mais également à faciliter l’évacuation des patients vers Lubumbashi, suite à la réhabilitation d’un centre de santé dans cette zone isolée.
Alors que les autorités lui reprochent d’avoir entrepris les travaux sans une autorisation préalable, le leader d’Ensemble pour la République se défend. Aux accusations de l’Autorité de l’aviation civile (AAC) qui parle d’une violation de la loi, Katumbi évoque une interprétation « biaisée et incomplète » de la loi. « La réhabilitation de la piste va continuer », promet-il.
« On oublie que quand le président Tshisekedi est allé inaugurer un pont à Kasenga en octobre
2023, c’est sur une piste que j’ai fait construire que son hélicoptère s’est posé », a rappelé Moïse Katumbi.
Le candidat malheureux à la présidentielle de 2023 a entrepris des travaux de réhabilitation d’une piste d’atterrissage à Mulonde, groupement de Kamfwa, dans le territoire de Pweto. Les travaux ont été stoppés la semaine dernière, après une descente sur place des services de sécurité et forces de défense. Ces émissaires de l’Etat avaient fouillé le domicile de Moïse Katumbi près de la piste d’atterrissage en question, arrêtant un chauffeur et réquisitionnant un véhicule.
Le camp Katumbi avait qualifié cette action d’une « tentative de manipulation ». Le chauffeur répondant au nom de Kafutshi serait gardé en secret par les services de sécurité, depuis la nuit du 1er au 2 octobre.
Yvette Ditshima