L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a salué l’initiative du Ministre de la Justice, notamment pour avoir impliqué la société civile dans la mise en œuvre des réformes envisagées.
Dans un communiqué publié ce jeudi , l’ODEP critique fermement ce qu’elle considère comme une instrumentalisation du système judiciaire par le président Félix Tshisekedi, rejetant l’idée que ce système serait « malade » ou « mort ».
« Notre système judiciaire n’est pas malade ou mort comme prétend tout le temps le Président Félix Tshisekedi, il est surtout et avant tout instrumentalisé par le Président Félix Tshisekedi lui-même », a-t-on lu dans ce communiqué.
L’organisation estime que les problèmes du système judiciaire sont exacerbés par une manipulation politique, et cite plusieurs exemples récents pour illustrer ce point. L’un des cas les plus marquants concerne le classement sans suite du dossier impliquant l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, dans l’affaire des forages et lampadaires.
L’ODEP déplore que ce scandale ait été écarté, malgré l’implication des hautes autorités de l’État, apparemment pour protéger des alliés politiques, un frère ou surtout un « complice encombrant devenu maître chanteur dans une grave affaire de mauvaise gouvernance ».
De plus, l’ODEP dénonce le recours à la justice pour réprimer les opposants tout en offrant une protection à des personnalités proches du pouvoir, comme Vital Kamerhe et Nicolas Kazadi, accusés de corruption et de détournement de fonds publics.
« Nous demandons donc au Président Félix Tshisekedi de cesser de ridiculiser, dans l’opinion nationale et internationale, nos magistrats et notre système judiciaire en les traitant de malades car le vrai problème réside dans son instrumentalisation de la justice, dans le sens où, lorsqu’il s’agit de faire taire les opposants, il instrumentalise cette dernière. Le cas le plus flagrant est celui de Jean-Marc Kabund », a-t-il dénoncé.
Pour l’ODEP, les recommandations issues des États généraux de la Justice resteront « sans effet » tant que la question de l’instrumentalisation de la justice ne sera pas résolue.
Yvette Ditshima