Ebuteli et Groupe d’étude sur le Congo (GEC) ont publié ce mercredi deux rapports qui démontrent les failles structurelles dans l’organisation de deux grands partis du pays de ces dix dernières années : le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
« Né au pouvoir : 20 ans du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (2002-2022)» et « UDPS, yoka base ! – La difficile quête d’une structure en pyramide inversée », intitulés de ces deux rapports, ont abouti à la même conclusion : le manque de redevabilité envers la base. Ce manque de redevabilité, précisent ces études, entrave la démocratie interne et la capacité des membres à tenir leurs dirigeants responsables dans ces partis.

En 20 ans d’existence, le PPRD a accordé moins d’importance à son idéologie et son initiateur, l’ancien président Joseph Kabila, paraît être « l’arbitre final de toutes les décisions importantes du parti. »
Lire le rapport « Né au pouvoir : 20 ans du PPRD » de Gec-Ebuteli
De son côté, l’UDPS a initié au cours de son existence des différentes réformes qui ont « transformé cette formation politique en un véritable parti des cadres et Étienne Tshisekedi est devenu l’autorité morale. »
Lire le rapport « UDPS, Yoka base » de Gec-Ebuteli
Ces études recommandent à ces deux partis de concevoir des programmes politiques clairs et réalistes. Elles plaident aussi pour la modification de la Loi électorale pour réduire le nombre des partis. Elles soulèvent aussi la nécessité d’appliquer effectivement la Loi sur le financement des partis pour réduire la dépendance des formations politiques à des élites non responsables.
Comme le PPRD et l’UDPS, les partis politiques en RDC sont restés généralement un moyen pour leurs dirigeants d’accumuler des ressources financières et de distribuer des postes par favoritisme, font remarquer ces deux études.
Socrate Nsimba