Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a, au cours d’un point de presse en son siège du boulevard du 30 Juin, a réaffirmé sa position pour le changement de la Constitution.
Pour Jean-Pierre Lisanga et ses compagnons, « la Constitution qui régit à ce jour la République démocratique du Congo est le reflet du consensus des belligérants d’hier et d’aujourd’hui. » En plus de cela, « pour être adoptée et promulguée, la Constitution actuelle aurait été soumise à l’approbation des régimes politiques rwandais et ougandais », a-t-il renchéri devant la presse.
Le RCET-CPS s’est attaqué à quelques articles de la Constitution, entre autres les 220 et 217. D’une part pour ce regroupement, « l’article 220 de la Constitution du 18 février 2006, tel que modifié à ce jour, a été verrouillé pour permettre le partage du pouvoir entre belligérants », et d’autre part « l’article 217 de la Constitution actuelle, hypothèquent l’intégrité du territoire national et la souveraineté de la RD Congo ».
Alors que nous sommes à quelques années de la fin du second mandat du chef de l’État, le débat du changement de la Constitution refait surface dans l’opinion. L’opposition s’y oppose farouchement, accusant le président Tshisekedi de vouloir briguer un autre mandat, alors que l’actuelle Constitution limite le mandat du président de la République à une durée de 5 ans, renouvelable une seule fois.
Dans le camp du président Tshisekedi, presque tout le monde est favorable au changement de la Constitution et on n’hésite pas à sanctionner toute voix dissidente. L’un des ténors de l’Union sacrée, Modeste Bahati a démissionné de son poste de deuxième vice-président du bureau du Sénat, alors qu’une pétition était introduite contre lui pour incompétence, cela après avoir tenu des propos allant dans le sens de favoriser le maintien de l’actuelle Constitution.
Jevic Ebondo






