Le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité est la cible, depuis quelques semaines, d’une campagne de diabolisation qui ne dit pas son nom dans les médias et réseaux sociaux.
Jean-Louis Esambo est accusé par ses détracteurs, qui se sont réfugiés dans l’anonymat derrière ces médias, de ne pas être très présents lors des déplacements du chef de l’État et de privilégier le confort de ses bureaux. Ce n’est pas tout : il est également accusé de freiner les enquêtes sur les attaques du 19 mai des hommes de Christian Malanda qui avait assiégé momentanément le Palais de la nation. Et pourtant, le 13 septembre, le tribunal militaire de Kinshasa, a prononcé son verdict dans cette affaire de tentative de coup d’Etat avec la condamnation à la peine capitale de 37 prévenus sur les 51 qui se sont présentés devant les juges.
Enfin, ces médias insinuent également que les relations entre le conseiller spécial et le Chef de l’Etat seraient tendues, à tel point que son remplacement est désormais sérieusement envisagé.
Toutes ces rumeurs sont démenties par une source à la présidence qui voit dans cette « campagne de diabolisation » une lutte d’influence la veille des mises en place attendues dans l’armée, la police, les services de sécurité et le cabinet présidentiel. Sachant que Jean-Louis Esambo va jouer un rôle central dans ces changements aux côtés du président de la République.
« Ses détracteurs tiennent à tout prix à garder la confiance du Chef de l’Etat tout en continuant leurs pratiques machiavéliques d’enrichissement illicite, d’affaiblissement des forces de défense et de sécurité afin de maintenir le désordre sécuritaire dans le pays, en jetant en pâture ceux qui mettent à mal leurs plans », affirme notre source.
Pour cette dernière, les gens redoutent en réalité Jean-Louis Esambo « parce qu’ils savent qu’il est incorruptible et sévère envers les malfaiteurs qui entretiennent la corruption dans l’armée et dans les Services de sécurité. »
En plus, elle rappelle que la mission d’un Conseiller spécial n’est pas d’être en permanence sous les coups de projecteurs, mais de concevoir, planifier des stratégies pour permettre au président de la République de bien faire son travail.
Jean-Louis Esambo a été nommé conseiller spécial du chef de l’État le 1er août 2023.
CP