L’Union pour la nation congolaise (UNC) a choisi ce samedi, au terme de son mini-congrès à Kinshasa, Félix Tshisekedi comme son candidat à la présidentielle de décembre 2023.
Par la bouche de son secrétaire général, Billy Kambale, le parti de Vital Kamerhe justifie ce choix par le souci de laisser Félix Tshisekedi poursuivre son œuvre à la tête du pays.
Si ce choix n’est pas une surprise du fait de l’appartenance de l’UNC à l’Union sacrée, il vient comme faire une croix sur l’accord de Nairobi.
En novembre 2018, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe retirent leur signature de l’accord de Genève qui désigne Martin Fayulu candidat commun de l’opposition et signent dans la capitale kényane, en présence de l’ancien président Uhuru Kenyatta, un accord politique. Ce document indique que Vital Kamerhe va soutenir Tshisekedi à la présidentielle de 2018. Cinq ans après, ils avaient promis d’inverser les rôles : Tshisekedi doit soutenir Kamerhe en 2023.
Voici 2023 et l’ancien président de l’Assemblée nationale s’efface à nouveau au profit de celui qui est devenu président de la République.
« L’union exige de l’humilité et surtout de la prise en compte des différences, car même si physiquement vous n’êtes pas dans une action, si elle est tributaire d’une union elle se fera de manière satisfaisante », s’est exprimé ce samedi Vital Kamerhe, devant ses partisans.
Après ses déboires judiciaires, ajouter à l’envergure présidentielle qu’a eu Félix Tshisekedi, ce fin stratège politique ne pouvait encore rêver un hypothétique respect de l’accord de Nairobi. La realpolitik a donc eu largement raison d’un texte politique.
Socrate Nsimba