Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a apporté des clarifications sur ses récentes déclarations liées au débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo, affirmant que ses propos ont été mal compris.
Dans une mise au point adressée à ses collègues sénateurs, il indique que ses déclarations faisaient suite à une conférence de presse organisée le 4 mars dernier, au cours de laquelle il avait abordé plusieurs sujets d’actualité.
Selon lui, cette rencontre avec la presse portait notamment sur la dénonciation d’« une cabale montée par des officines », en complicité avec le directeur général de la BRALIMA et le cabinet d’avocats Liedekerke, au sujet de l’acquisition de la succursale de Bralima à Bukavu auprès de la société néerlandaise Heineken.
Le président de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) dit également avoir exprimé son soutien aux initiatives diplomatiques en cours pour le retour de la paix dans l’Est du pays, notamment l’accord de Washington, tout en saluant la diplomatie du président Félix Tshisekedi.
Il affirme en outre avoir insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu face au risque de balkanisation de la RDC et appelé à l’application de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Concernant la polémique née autour de ses propos sur la Constitution, Modeste Bahati Lukwebo explique qu’il répondait à une question hors sujet d’un journaliste et que ses déclarations ont été sorties de leur contexte.
« Lorsque je disais qu’il faut d’abord changer de mentalités avant de changer la Constitution, cela signifiait que le problème des textes ne se pose pas mais plutôt celui de leur application par les hommes », a-t-il précisé.
Le sénateur souligne qu’il n’a jamais affirmé s’opposer à une modification de la Constitution, mais qu’il avait plutôt suggéré que ce débat soit mené au sein de la coalition au pouvoir.
« Nulle part, il est sorti de ma bouche que je m’opposais à la modification de la Constitution. J’avais plutôt suggéré qu’on en débatte dans le cadre de l’Union sacrée de la nation », a-t-il déclaré.
Reconnaissant une incompréhension autour de ses propos, Modeste Bahati Lukwebo a présenté ses excuses et réaffirmé sa loyauté au chef de l’État Félix Tshisekedi ainsi que son engagement au sein de l’Union sacrée de la nation.
Yvette Ditshima





