La branche diaspora du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) est montée au créneau après l’arrestation de son vice-président, Aubin Minaku. L’ancien président de l’Assemblée nationale a été interpellé dans la nuit du samedi à dimanche à son domicile, avant d’être conduit vers un lieu inconnu.
Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 18 janvier 2026, le parti de l’ex-président Joseph Kabila affirme que cette opération s’est déroulée en marge de toute procédure judiciaire identifiable. Pour le PPRD, il s’agit d’un nouvel épisode d’une « campagne de répression désormais ouverte et systématique contre sa direction politique, et plus largement contre l’opposition congolaise ».
Le communiqué évoque une « criminalisation progressive de l’activité politique », estimant que l’exercice du droit à l’opposition est assimilé, de fait, à une infraction. Face à cette situation, la formation politique exige la libération immédiate d’Aubin Minaku, mais aussi celle de son secrétaire permanent, Emmanuel Ramazani Shadary, ainsi que d’autres cadres récemment arrêtés, notamment Dunia Kilanga, Parole Kamizelo et Onassis Kavul. Le parti réclame également la fin des arrestations arbitraires, le respect des libertés publiques et l’ouverture d’un dialogue national inclusif, sans préalables ni exclusions.
Dans un ton particulièrement virulent, le PPRD–Diaspora pointe également le mutisme de certains partenaires internationaux. Il dénonce leur inaction face à ces violations répétées des droits fondamentaux revient à une forme de caution politique. « On ne peut prétendre défendre les droits humains tout en restant silencieux face à l’érosion de l’État de droit », insiste le document.
Selon des sources concordantes proches de l’entourage politique de l’intéressé, l’arrestation d’Aubin Minaku aurait été menée par des hommes armés, sans mandat rendu public et sans communication officielle des autorités sur les motifs de cette interpellation. Des sources sécuritaires affirment que l’opération s’est déroulée sans violence, bien que le périmètre de la résidence ait été entièrement sécurisé par des éléments des forces spéciales.
Alors que les activités du PPRD demeurent suspendues sur l’ensemble du territoire national depuis novembre dernier, les cadres du parti n’ont entrepris aucune mobilisation visible à Kinshasa. Une situation qui illustre, selon certains observateurs, le climat de forte pression politique dans lequel évoluent actuellement les acteurs de l’opposition en République démocratique du Congo.
Giscard Havril Mane






