La sortie médiatique de Bemba mercredi sur les antennes de la radio Top Congo continue de susciter des réactions. La dernière en date est celle du député national Fontaine Mangala Sakilikili, via le réseau social X, ce vendredi.
L’élu de Kisangani n’a pas du tout apprécié la déclaration du vice-Premier ministre en charge des Transports quant à ses rapports avec les élus nationaux, affirmant être disposé à répondre aux questions écrites mais pas aux questions orales, pour raison de dignité.
Bien que membre de l’Union sacrée, Fontaine Mangala rappelle la séparation des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif. « Il n’appartient pas à un membre du gouvernement, VPM des transports soit-il, de donner des injonctions aux honorables députés nationaux dans le cadre de l’exercice de leurs prérogatives », a-t-il écrit.
Fontaine Mangala rappelle également que le choix entre une question orale et une question écrite à un membre du gouvernement « revient à l’appréciation du député lui-même ». Dans son entendement, la sortie de Jean-Pierre Bemba ressemble à une « tentative de caporalisation des honorables députés », une démarche « inacceptable », selon lui.
Au parlement, les moyens d’information et de contrôle de l’Assemblée nationale ou du Sénat sur le gouvernement sont consacrés par l’article 138 de la Constitution. Parmi ces moyens de contrôle figurent entre autres la question orale ou écrite avec ou sans débat non suivie de vote. L’alinéa 2 de cet article précise que « ces moyens de contrôle s’exercent dans les conditions déterminées par le
Règlement intérieur de chacune des Chambres et donnent lieu, le cas échéant, à la motion de défiance ou de censure ».
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