En marge de la Journée internationale de la lutte contre la corruption, plusieurs organisations de la société civile en République démocratique du Congo, notamment l’ASADHO, l’ODEP, l’ACAJ, la LICOCO, et bien d’autres, ont publié un communiqué accablant mettant en lumière les graves problèmes de gouvernance qui minent les institutions du pays.
Ces organisations dénoncent une crise profonde de gouvernance affectant les sphères sécuritaires, politiques et administratives.
Sur le plan sécuritaire, elles pointent une corruption endémique dans la chaîne d’approvisionnement militaire, des trafics d’armes impliquant certains officiers, et une exploitation illégale persistante des ressources naturelles dans les zones de conflit.
S’agissant du plan politique et administratif, elles soulignent un népotisme généralisé dans les nominations aux postes clés, aggravé par des détournements systématiques des fonds publics et une absence de reddition des comptes.
Les signataires insistent sur la gravité de ces dérives, estimant que ces pratiques sapent les bases de l’État et compromettent l’avenir du pays.
Concernant la jeunesse congolaise, les organisations déplorent une dérive morale préoccupante.
« La jeunesse congolaise est plongée dans une culture d’acceptation du mal, où les auteurs de détournements sont devenus des modèles admirés en raison de l’argent facile. Cette dérive morale constitue un défi majeur pour l’avenir de notre jeunesse », peut-on lire dans le communiqué.
Ces organisations mettent en garde contre l’impact de ces modèles négatifs sur les générations futures et appellent à des actions concrètes pour restaurer les valeurs éthiques.
Parallèlement, l’Inspection générale des Finances (IGF) a organisé une conférence lundi sur le thème « Mobiliser la jeunesse africaine dans la lutte contre la corruption pour des lendemains meilleurs », marquant la Journée internationale de la lutte contre la corruption. Cette rencontre a connu la participation du président Félix Tshisekedi, qui a réaffirmé son engagement à combattre ce fléau.
Les organisations de la société civile appellent à une mobilisation urgente pour mettre fin à l’impunité : Poursuivre systématiquement les auteurs de corruption et de détournements de fonds publics, renforcer la transparence : Imposer des mécanismes de reddition des comptes à tous les niveaux de gouvernance, et éduquer la jeunesse : Sensibiliser les jeunes aux dangers de la corruption et promouvoir des modèles de leadership intègres.
Jevic Ebondo (stagiaire)