L’opposant Jean-Marc Kabund a critiqué la relance du débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo, estimant qu’il détourne l’attention des problèmes urgents auxquels le pays est confronté.
Dans une déclaration via son compte X, il juge moralement et politiquement inacceptable d’ouvrir cette discussion alors que la situation sécuritaire reste préoccupante dans l’Est du pays.
« Relancer le faux débat sur le changement de la Constitution pour détourner l’attention des vrais problèmes du pays et repousser le dialogue politique inclusif, pendant que nos compatriotes meurent dans une guerre injuste, est moralement inacceptable et politiquement irresponsable », a-t-il déclaré.
Selon lui, ceux qui retardent la tenue d’un dialogue politique inclusif porteront « la responsabilité historique de n’avoir pas agi à temps pour arrêter les massacres dans l’Est du pays ».
Le président de l’Alliance pour le changement affirme également que pendant que ce débat se tient au sommet de l’État, une partie du territoire national connaît, selon lui, une « annexion de fait » par le Rwanda.
« Nous tenons à rappeler à notre peuple que, pendant que ce débat irresponsable se tient au sommet de l’État, une partie du territoire national connaît une annexion de fait par le Rwanda. Pathétique ! », a-t-il ajouté.
Cette sortie intervient dans un contexte où la question de la révision constitutionnelle refait surface dans le débat public. Le 18 février dernier, à l’occasion du 20e anniversaire de la Constitution, le sujet a été évoqué lors d’un colloque scientifique organisé le 25 février à Kinshasa par la Fondation Konrad Adenauer, à cette occasion, le professeur André Mbata avait déclaré que la Constitution actuellement en vigueur n’est pas « immuable».
Yvette Ditshima





