La représentante du secrétaire général des Nations unies et cheffe de la Mission de l’Organisation des nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) était invitée lundi au briefing presse hebdomadaire du ministre de la communication.
Il était question de faire le point sur la mise en œuvre du plan de retrait de la Monusco et son rôle dans le processus de Luanda.
Bintou Keita a indiqué que le retrait de la MONUSCO devra se faire sur base de l’atteinte de certaines conditions.
« Le départ de la MONUSCO est déjà enclenché. Mais il faut un retrait digne et pacifique. On ne démantèle pas une mission en un jour. Pour qu’il y ait retrait responsable de la MONUSCO, il faut concomitamment qu’il y ait une montée de la présence des forces de sécurité nationale », a-t-elle précisé.
A la question de savoir si la MONUSCO pourrait revenir un jour en RDC, après son départ, la cheffe de la mission onusienne en RDC s’est montrée dubitative.
« J’espère véritablement qu’une fois parti, qu’on ait plus à revenir , parce que l’autorité de l’Etat aura été complètement rétablie », a-t-elle répondu.
Cela fait 24 ans depuis que la mission onusienne est en RDC.
Patrick Muyaya estime qu’au final, « il faut que nous-mêmes nous assumions le rôle régalien qui est le nôtre ».
« Le gouvernement a accédé à la demande de la population pour le départ de la MONUSCO mais cela doit se faire de manière organisée, civilisée et structurée », a-t-il fait savoir.
Yvette Ditshima