Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a annoncé mardi à la presse l’ouverture d’une enquête contre l’abbé Jean-Bosco Bahala, désormais ancien coordonnateur du Programme national de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS).
Jean-Bosco Bahala a été limogé de son poste le même mardi sur ordonnance présidentielle après la polémique autour des contours de sa présence à Kampala, capitale de l’Ouganda. Envoyé en mission de profilage des ex-LRA, l’ancien président du CSAC a été annoncé, sur les réseaux sociaux mais aussi une dépêche de l’AFP, être plutôt en négociation avec les rebelles du M23.
Kinshasa a mal digéré ces informations alors que sa position est de refuser tout dialogue avec les rebelles, se campant sur la feuille de route de Luanda qui implique le Rwanda, considéré par la RDC comme le vrai patron du M23.
« S’il s’avère que l’abbé Bahala a eu une quelconque forme de discussion avec ces terroristes, nous le saurons parce qu’il doit lui-même venir s’expliquer », a prévenu Patrick Muyaya.
Le porte-parole du gouvernement n’écarte pas la probabilité d’un cas « d’abus de confiance » dans le chef de Bahala et attend désormais que les choses soient tirées au clair grâce à une enquête.
Yvette Ditshima