Dans un communiqué publié mardi, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a exprimé ses préoccupations concernant la nature des émissions médiatiques portant sur la révision ou le changement de la Constitution.
Selon l’organe régulateur des médias, ces débats sont souvent marqués par des propos incendiaires et non conformes à l’éthique journalistique.
Le CSAC a dénoncé le recours à des discours d’intolérance, d’incitation à la haine, à la violence et à la désobéissance civile, qui prennent le pas sur des discussions constructives et équilibrées. Cette situation, selon le CSAC, est contraire aux principes d’éthique et de déontologie qui devraient guider les médias.
L’institution de régulation a rappelé aux médias leur responsabilité dans la promotion de débats apaisés et équilibrés. Elle recommande notamment privilégier les idées constructives et éviter les polémiques stériles, donner la parole à toutes les tendances politiques et sociales, pour garantir un équilibre dans l’information.
Le CSAC a également exhorté les acteurs politiques et sociaux à s’abstenir de propos haineux, injurieux ou discriminatoires, soulignant leur impact négatif sur la paix et la cohésion nationale.
Ces recommandations surviennent après un incident notable dans une émission télévisée récente, où un partisan du pouvoir a déchiré un exemplaire de la Constitution, affirmant qu’elle devait être changée. Ce geste symbolique a alimenté une vive polémique, mettant en lumière les tensions croissantes autour de cette question.
Jevic Ebondo (stagiaire)